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© Ernesto BENAVIDES - Photographe : AFP/Archives

mardi 22 mai 2018

Mondial-2018: Infantino "comprend la déception" du Péruvien Guerrero

Ernesto BENAVIDES - Photographe : AFP/Archives
Le capitaine du Pérou Paolo Guerrero, salué par de nombreux supporters à l'aéroport de Lima, le 15 mai 2018, au lendemain de sa sentence alourdie par le TAS

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a rencontré mardi le capitaine de la sélection péruvienne Paolo Guerrero, écarté du Mondial-2018 pour dopage; il "comprend sa déception" mais rappelle que la sanction a été imposée par le Tribunal arbitral du sport (TAS).

A la demande de la Fédération péruvienne (FPF), M. Infantino a reçu mardi, au siège de la Fifa à Zurich, l'attaquant de Flamengo (Brésil), âgé de 34 ans, et le président de la FPF, Edwin Oviedo.

M. Infantino a "expliqué à quel point il comprend la déception de M. Guerrero de ne pas pouvoir figurer au sein de la sélection péruvienne pour le Mondial-2018", a indiqué la Fifa dans un communiqué.

Mais le patron du foot mondial a également souligné que "la sanction a été imposée par le Tribunal arbitral du sport (TAS), après un appel interjeté contre une décision d'un organe judiciaire indépendant de la Fifa".

Le syndicat des joueurs professionnels (Fifpro), qui estime la sanction contre Guerrero "injuste et disproportionnée", avait demandé "une réunion en urgence avec la Fifa" afin de lui permettre de participer au Mondial.

Guerrero, capitaine de la sélection péruvienne, avait été testé positif à un métabolite de cocaïne, substance inscrite sur la liste des interdictions de l'Agence mondiale antidopage (AMA), à la suite d'un contrôle effectué après un match des qualifications pour le Mondial-2018 contre l'Argentine, le 5 octobre dernier.

Fin décembre, la Fifa a annoncé que la suspension d'un an infligée à Guerrero était réduite à six mois et se terminait le 3 mai, ce qui allait lui permettre de disputer le Mondial-2018 en Russie. Le Pérou figure dans le groupe C, avec la France, l'Australie et le Danemark.

Fin janvier, le joueur péruvien a pourtant fait appel de cette décision favorable, demandé que la suspension soit annulée et qu'aucune sanction ne lui soit imposée.

L'AMA a réagi le 19 février en faisant appel à son tour, et en demandant une suspension d'au moins un an pour le joueur.

La semaine dernière, le TAS a annoncé qu'à la suite de ces deux appels, la suspension du joueur était portée de 6 à 14 mois, ce qui prive donc Guerrero de Coupe du monde.

- le Tribunal fédéral, ultime recours -

Le TAS a rendu sa sentence "qui ne pourra plus être modifiée, sauf annulation par le Tribunal fédéral suisse", qui siège à Lausanne, a rappelé Matthieu Reeb, secrétaire général du TAS, dans un courriel à l'AFP.

En revanche, les parties impliquées dans cet arbitrage (M. Guerrero, la Fifa et l'AMA) "peuvent théoriquement s'entendre pour aménager l'exécution de la suspension, par exemple en reportant le début de la suspension additionnelle de 8 mois après la Coupe du Monde en Russie", a ajouté M. Reeb.

Mais, précise ce dernier, "la Fifa ne pourra toutefois pas +aménager+ la sanction de Guerrero sans l'accord de l'AMA".

En outre, souligne encore M. Reeb, "la Fifa et l'AMA réfléchiront certainement à l'opportunité de créer un précédent, que d'autres joueurs pourraient être tentés d'invoquer à l'avenir".